Acolyte

Édition de l’Église latine

Institué acolytes assistant à la dédicace d’un autel

Jusqu’en 1972, le plus élevé des quatre ordres mineurs de l’Église latine était celui d’acolyte. Par son motu proprio Ministeria quaedam du 15 août 1972, le pape Paul VI remplaça le terme « ordres mineurs » par celui de « ministères » et le terme « ordination » par « institution ». Il a maintenu dans toute l’Eglise latine deux ministères institués, ceux de lecteur et d’acolyte. Un intervalle prescrit, décidé par le Saint-Siège et la conférence épiscopale nationale, doit être observé entre la réception des deux. Les candidats au diaconat et à la prêtrise doivent recevoir les deux ministères et les exercer pendant un certain temps avant de recevoir les ordres sacrés. Les deux ministères institués ne sont pas réservés aux seuls candidats aux ordres sacrés. Les ministères sont conférés par l’ordinaire : soit un évêque ou le chef d’un territoire similaire, soit, dans le cas des instituts religieux cléricaux, un supérieur majeur. Des institutions d’acolytes ne se préparant pas aux ordres sacrés sont en effet parfois réalisées.

Le motu proprio attribue à l’acolyte institué les fonctions précédemment réservées au sous-diacre, et déclare les conférences épiscopales nationales libres d’utiliser le terme de « sous-diacre » à la place de celui d' »acolyte ». Les fonctions de l’acolyte institué sont spécifiées dans le motu proprio et ont été indiquées également dans l’Instruction générale du Missel romain, n° 98, qui, sous le titre « Le ministère de l’acolyte institué et du lecteur », dit : « L’acolyte est institué pour servir à l’autel et assister le prêtre et le diacre. En particulier, il lui incombe de préparer l’autel et les vases sacrés et, si nécessaire, en tant que ministre extraordinaire, de distribuer l’Eucharistie aux fidèles. Dans le ministère de l’autel, l’acolyte a ses propres fonctions (cf. n° 187-193), qu’il doit accomplir personnellement. »

L’Instruction générale du Missel romain ajoute : « En l’absence d’un acolyte institué, on peut députer des ministres laïcs pour servir à l’autel et assister le prêtre et le diacre ; ils peuvent porter la croix, les cierges, l’encensoir, le pain, le vin et l’eau, et ils peuvent aussi être députés pour distribuer la sainte communion en tant que ministres extraordinaires. » Cependant, certaines fonctions, en particulier celle de nettoyer les vases eucharistiques, sont réservées à un acolyte institué et ne sont pas confiées à ceux qui sont députés pour aider de cette manière.

Comme dans d’autres églises, dans l’Église latine, le terme « acolyte » est également utilisé pour les servants d’autel auxquels aucune ordination ou institution n’a été conférée. Le pape Benoît XVI a parlé de saint Tarcisius comme étant « vraisemblablement un acolyte, c’est-à-dire un servant d’autel ».

Actuellement, les acolytes installés peuvent être des hommes ou des femmes.

Édition Anglicanisme

Un acolyte épiscopal allumant un cierge d’autel

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L’ordre des acolytes n’a pas été introduit dans l’Église anglicane lors de la réforme donc il n’y a pas de définition de leur rôle dans le Book of Common Prayer 1662. L’utilisation des acolytes (comme beaucoup de pratiques anglicanes) dépend beaucoup de la pratique locale, certaines paroisses peuvent se référer à des serveurs d’autel sont souvent appelés acolytes, alors que d’autres paroisses peuvent les avoir comme un ministère distinctif et formel. Dans les paroisses évangéliques, l’utilisation des acolytes ou des servants d’autel peut ne pas exister du tout. Lorsque les acolytes sont utilisés les opinions sur le sexe et l’âge sont diverses…

Un acolyte peut aider au culte en portant une croix de procession, en allumant les bougies, en tenant l’évangéliaire, en tenant des bougies ou des « torches », en aidant un diacre ou un prêtre à installer et à nettoyer l’autel, en balançant un encensoir ou un thurible ou en portant la barque d’encens, en remettant les assiettes d’offrandes aux huissiers, et bien d’autres tâches jugées utiles par le prêtre ou le gardien des acolytes.

Dans les églises anglo-catholiques, les acolytes portent couramment une soutane et un cotta, et dans les églises moins anglo-catholiques, couramment une soutane-alb avec une gaine ou un cintre. Le cordon et la gaine sont généralement une corde torsadée avec des nœuds aux extrémités qui est attachée autour de la taille ; elle peut être blanche ou de la couleur liturgique. Un cordon peut également être une bande de tissu portée autour de la taille. Le port de croix ou d’autres épingles ou symboles spéciaux est la prérogative de chaque église.

Dans certaines paroisses plus « traditionnelles », les acolytes sont classés au fur et à mesure qu’ils développent leurs capacités à servir : Stagiaires, acolytes juniors, acolytes seniors et acolytes de mérite. Dans d’autres, les fonctions d’acolytes sont exercées sans vêtements, et sans formation formelle significative par des personnes disponibles dans la paroisse.

Dans d’autres paroisses, les acolytes sont désignés en fonction des rôles qu’ils remplissent. Par exemple, le maître de cérémonie, le crucifix et le thuriféraire, ainsi que les 1er et 2e acolytes.

Méthodisme et luthéranismeEdit

Dans les traditions méthodiste et luthérienne, les acolytes participent au service du culte en portant une croix de procession ou un crucifix (ces acolytes sont appelés crucifères), en allumant et en éteignant les bougies d’autel, et en sonnant la cloche de l’église pour appeler la congrégation au culte. Dans ces traditions, l’allumage des bougies d’autel au cours du service religieux est un symbole de la venue de Jésus en présence de la communauté des fidèles. Avant d’allumer les bougies, l’acolyte peut s’incliner devant l’autel en signe de respect. Avant l’extinction des dernières bougies d’autel, les acolytes rallument leur « briquet » et sortent ensuite dans le narthex. Cela symbolise le fait que Jésus-Christ est pour tous les hommes, partout dans le monde. Cela symbolise également la lumière de Jésus-Christ qui se répand dans le monde où les croyants sont appelés à servir. Comme ceux de la tradition anglicane, les acolytes de ces traditions portent des robes appelées albes, parfois accompagnées d’un cordon. Il est également courant que les acolytes méthodistes portent la soutane et la cotta traditionnelles.

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